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 Contes et légendes

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Kaoru Nagisa
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MessageSujet: Contes et légendes   Ven 17 Fév - 16:34

Tanaba


Selon une légende chinoise, Tentei, l'empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelée la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime).
Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l'arrangement du Ciel était un de ses chefs-d'oeuvre.
Un jour, la princesse, qui s'ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l'un de l'autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père, la Tisserande rêvait d'un amour passionné, d'un avenir heureux et d'une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L'homme travaillait aux champs et la femme tissait...
Quelques années passèrent; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent.
Mais bientôt l'empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur.
Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d'une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s'apprêtait à rattraper son épouse captive d'un génie céleste, la femme de l'Empereur apparut et fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l'avancée du Bouvier.
Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière.
Et sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste.
Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession: il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an.
Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires:
Véga (la Tisserande) et Altaïr (le Bouvier), renouvellent leur serment d'amour.
On dit qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent; ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement.

Leur séparation tragique émut tout le monde et attira la sympathie de chacun. C'est pourquoi, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, beaucoup de gens restent veiller dehors pour contempler longuement dans le ciel les deux constellations Véga et Altaïr qui, ce jour-là, semblent se rapprocher au-dessus de la Voie Lactée.
Cette légende fut probablement introduite au Japon au cours de l'ère Nara (710-794) et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux.



Chiisakobe-no Sugaru: conte d'attraper le tonnerre




C'est un conte du temps de l'Empereur Yûryaku: 5ème siècle du Japon.
En ce temps-là, Nara était la capitale du Japon.
Sugaru était un homme qui était au service de l'Empereur à la cour.
L'Empereur Yûryaku aimait beaucoup sa femme. Un jour, il caressait tendrement sa reine dans son lit. Tout à coup, Sugaru est entré à l'étourdie dans la chambre de l'Empereur. L'Empereur a été tout confus. En même temps il a été un peu en colère.
Soudain, un grand tonnerre a grondé. L'Empereur avait un sentiment un peu méchant vers Sugaru. Il lui a dit pour cacher son embarras et sa mauvaise humeur, "Sugaru, vous, vous pourrez ramener le tonnerre ici?"
Sugaru a répondu, "Oui, mon maître, je pourrai le ramener."
L'Empereur lui a demandé, "Bien, allez, et ramenez-le."
Sugaru est sorti du Palais. Il est allé à cheval. Il a ceint sa tête d'un bandeau rouge et tenu solidement un petit drapeau rouge à la main.
Sugaru est passé dans un petit village et enfin est arrivé à la ville Karu-no Morokoshi.
Sugaru a dit à haute voix au tonnerre, "Ecoutez! Le tonnerre dans le ciel, l'Empereur vous appelle."
En lançant son cheval, Sugaru a crié encore. "Même si vous êtes le dieu de tonnerre, vous ne pouvez pas refuser son ordre, n'est-ce pas?"
Quelque moments après, Sugaru a trouvé le tonnerre tombé sur la terre. Immédiatement, il a appelé un prêtre et il a posé le tonnerre sur un palanquin. Le tonnerre est transporté au-devant de l'Empereur.
Sugaru lui a dit d'un air fier, "Empereur, le voilà! Regardez-le! Je l'ai ramené ici."
Alors, le tonnerre a tout d'un coup brillé en flamboyant. L'Empereur a été terrifié de le voir. Il a fait beaucoup d'offrandes au tonnerre et l'a fait reposer à sa place où il était tombé.
On a nommé "Ikazuchi-no Oka": "la colline du tonnerre", cette place située dans une ville Asuka de la préfecture Nara.
Quelques années après, Sugaru est mort. L'Empereur a regretté sa mort. Il a ordonné d'exposer son cadavre pendant 7 jours. Il a dressé un tombeau à Sugaru où le tonnerre était tombé. Il y a écrit des mots qui célébraient Sugaru, et encore ajouté des mots: "Le tombeau de Sugaru qui attrapa le tonnerre."
Dans le ciel, le tonnerre a aperçu ce tombeau et lu ces mots. Il a été furieux.
En retentissant si violemment et si haineusement, il est retombé en tonnant sur la terre. Il a écrasé le tombeau du pied. Mais son corps a été coincé dans la crevasse du tombeau. Il a été rattrapé!!
L'Empereur a appris cet événement et fait tirer son corps d'une crevasse. Il a été sauvé!
Pendant 7 jours, le tonnerre restait sur la terre. Il était dans la lune.
L'Empereur a ordonné à ses serviteurs de dresser le tombeau à Sugaru encore une fois. Il y a fait écrire quelques mots sur le pilier du tombeau: "Le tombeau de Sugaru qui attrapa le tonnerre quand il était en vie, et aussi une fois mort."
La, voilà, c'est la source d'histoire de la colline située à Asuka de la préfecture Nara. Elle a été nommé "Ikazuchi-no Oka (la colline du tonnerre)."

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Kaoru Nagisa
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MessageSujet: Re: Contes et légendes   Ven 17 Fév - 16:36

La fameuse légende du thé


D’une lumière légendaire




Qui nous parle du thé? Quelles voix viennent à nous pour nous conter ces temps d’avant... ces temps qui semblent d’avant tout ? J’ai entendu de multiples légendes avec leur part de vérité rêvée et de mensonge vécu. J’en ai gardé quatre pour vous, aujourd’hui: une chinoise, une japonaise, une indienne... et une imprévue.

En 2737 avant notre ère quelque part en Chine, et plus précisément sous un arbre, se reposait un étrange empereur: Shennong, le "laboureur divin". Son corps était humain, sa tête était celle d’un buffle et son être avait, semble-t-il, quelque chose de divin. Il fait partie des Trois Augustes avec Fuxi découvreur des trigrammes et de la divination et Huangdi qui instaura les noms de familles, les rites... Shennong, lui, apporta au peuple chinois l’agriculture (et notamment le riz, le soja, le millet, le blé, le sorgho). Toutefois pour que les Chinois puissent aller au champ il fallait veiller à leur santé. C’est ce qu’il fit: il créa également cette médecine préventive, principalement à base de plantes, la médecine chinoise de l’époque. Nous lui devons ainsi le Shennong Bencao qui est le premier herbier de Chine.

Ce jour là Shennong était donc, modestement, assis au pied d’un arbre sauvage. Certains racontent qu’à la suite de recherches sur les plantes il s’était intoxiqué. Il faisait bouillir de l’eau, afin de la purifier, lorsqu’une bise se leva et fit tomber deux-trois feuilles dans cette eau frémissante. Il la vit alors changer de couleur et fut réjoui du parfum qui s’en dégageait. Il décida de goûter et découvrit un breuvage à la fois riche en arômes et aux nombreuses vertus, dont celle d’aider à la désintoxication.

Les deux autres légendes, japonaise et indienne, nous parlent de Bodhidharma. C’était un prince indien qui au VI ème siècle partit en Chine prêcher le bouddhisme et fonder la secte Ch’an. Cette dernière se développera au Japon, près du 6 siècles après, sous le nom de zen.

Il avait fait le voeu de ne jamais dormir afin de ne pas voler un seul instant à sa mission. Malgré tout, un jour, épuisé il tomba de fatigue sur le bord d’un chemin. Et, pire encore, il rêva de femmes. A son réveil, ivre de colère, il s’arracha les paupières et les jeta. Quelques années après, en repassant au même endroit il vit que là où il avait jeté ses paupières deux arbustes avaient poussé. Des arbustes dont les feuilles ont le pouvoir de maintenir l’esprit en éveil.

A la fin de sa vie il resta assis en méditation face à un rocher pendant neuf ans. Au bout de quelques années, assez lassé, il eut le geste curieux d’arracher des feuilles de l’arbuste qui poussait à proximité et de les mâcher. Il découvrit alors que ces feuilles permettaient à l’esprit de rester dans un état de concentration, chassant l’ennui. Il put ainsi poursuivre, sans bouger, sa méditation pendant neuf années. Son image finit par se graver sur le rocher et, quant à lui, il perdit l’usage de ses jambes.

Présentés dans ces trois légendes, nous sommes bien entendu, en présence de théiers sauvages. La légende chinoise nous présente le thé sous son aspect médicinal. Une confusion avec l’idéogramme d’une plante amère "T’u" fait remonter le thé très loin dans le passé. En fait le thé, consommé certainement un peu avant notre ère mais guère plus, n’apparut d’abord que comme une boisson médicinale sous les Han de l’Ouest (206 av. JC à 24 ap. JC). Ce ne qu’à la fin de la dynastie Han de l’Est (25 à 220) et pendant l’époque des Trois Royaumes (220 à 280) qu’on en fit une boisson quotidienne puis, à partir de la deuxième moitié de la dynastie Tang (618 à 907), un allié des poètes et autres esthètes.

Les légendes indiennes et japonaises font remonter l’apparition du thé très tardivement: VI ème siècle après JC. Sachons que les premiers théiers au Japon furent apportés au début du IXème siècle et que ce furent les moines Zen qui développèrent sa culture dans l’île. Quant à l’Inde on y découvrit des théiers que tardivement (première moitié du XIXème siècle) où le secret de la présence de théiers avait été le privilège de quelques tribus vivant dans la jungle de l’Assam.

Et puis il y a cette quatrième légende:


Un homme était parti de son village à la recherche de l’éveil. Après de longues années, d’épreuve en épreuve, il était devenu un vagabond, un indésirable de nos bourgades. Un soir il se posa dans une forêt dense. Il fit un feu et pensa à tout ce qu’il avait vu, vécu et compris: des morceaux de lumière, de vérité... mais rien d’un éveil. Il se décourageait un peu lorsqu’il entendit, en haut d’un arbre, un oiseau chanter: "j’ai la dernière vérité. J’ai la dernière vérité. Elle est à celui qui viendra la chercher..." .

L’homme entreprit alors de monter tout en haut de cet arbre. L’escalade était difficile et dangereuse. Au fur et à mesure qu’il grimpait vers cette dernière vérité, il devait lutter contre le vertige. Il se guidait au chant de l’oiseau sans jamais l’apercevoir. Il parvint enfin à la cime et, baigné dans une somptueuse lumière dorée, il vit le soleil se coucher, les étoiles apparaître mais nul oiseau. Toutefois la voix, sortant de nulle part et de partout à la fois, lui dit: "tu es venu accueillir une dernière vérité alors reçois-la et pars l’offrir aux hommes qui te croiront."

A ce moment toutes ses questions se changèrent en réponses et ses réponses en questions. La lumière devint ombre et de l’ombre naquit la lumière. Tous ces morceaux de vérités éparses s’assemblèrent pour former une vérité nouvelle multiple et entière. Ainsi sa dernière vérité devint sa première. Son coeur se mit à sourire et son sourire à dire les mots de son coeur. Alors, sans redescendre de l’arbre, éveillé et léger il put continuer son chemin chevauchant quelques vents d’une sauvage sagesse.

Depuis, cet arbre du passage, de la métamorphose, qui était un théier sauvage, est vénéré. Certains d’entre nous offrent ou reçoivent quelques unes de ses feuilles, attentifs à tout ce qu’elles pourraient, dans l’éclat doré d’une tasse, nous dire ou nous chanter, sensibles à tout appel.

Voyez que le monde du thé est riche de légendes et de réalités parallèles. Et s’il est vrai qu’un peuple sans légende est destiné à mourir de froid, le thé saura nous préserver de la morsure vénéneuse et sèche de la glace...

Une Légende de la Princesse Chûjô

Il était une fois une belle fille nommée la princesse Hasé à Nara. Son père qui s'appelait Toyonari Fujiwara était un ministre. Sa mère, Murasakinomaé, était morte quand elle avait 5 ans. Elle était âgé de 7 ans, lorsque son père Toyonari s'est remarié.
Sa belle-mère, Teruhinomaé avait un beau visage, mais son coeur était pervers.
La princesse Hasé était si belle et si gentille qu'elle était aimée de tout le monde.
Sa belle-mère méchante la détestait à cause de sa grâce et de sa gentillesse. Sa belle mère lui donnait beaucoup de besognes à faire. Elle se montrait dure envers la princesse Hasé. Mais la princesse Hasé a suivi ses instructions et elle était toujours affectueuse envers sa belle-mère.
Quand la princesse Hasé eut 13 ans, le roi, maître de son père, tomba malade. Le roi lui a demandé, "La princesse Hasé, je ne peux pas dormir à cause de forts bruits d'eau. Est-ce que vous entendez le murmure de la rivière? La princesse Hasé, j'ai entendu dire que vous avez le don du poète. Composez un poème pour que le dieu de la rivière calme ses sons."
La princesse Hasé a répondu. "Oui, mon roi, je vais chanter." Elle a composé un poème à l'instant.

Ecoutez-moi, la rivière Tatsuta,
même si vous faites les vagues hautes,
endormez vos sons sagement.
Balayez les soucis du roi, s'il vous plaît!

Alors, les sons hauts de l'eau se sont apaisés nettement. Le roi était très content. Il lui a donné un bon grade, "Chûjô". Donc, à partir de ce jour, la princesse Hasé était appelée Chûjô-Himé.
Un côté, la belle-mère qui l'a su était mécontente. Elle l'a prise en haine de plus en plus. Elle nourrissait une flamme de venin contre la princesse Chûjô.
Un jour, elle a ordonné à son serviteur, "Tuez! Tuez-la! Emmenez-la dans Hibari-yama (le montagne de l'Alouette), et après, tuez-la!"
Le serviteur l'a emmenée à contrte-coeur. Il ne pouvait pas la tuer, parce qu'elle était si belle et si sympathique. Le serviteur lui a dit, "Ecoutez-moi, la princesse Chûjô. J'ai reçu l'ordre de vous tuer de votre belle-mère. Mais c'est impossible pour moi! Je ne pourrai jamais vous tuer."
Chûjô a dit, "J'ai entendu. Ce n'est pas votre faute. C'est moi, c'est ma faute sans doute. Je crains de la mettre en colère. Je vais habiter dans cette montagne, Hibari-yama, toute seule. Dites à ma belle-mère que vous m'avez tuée." Après ses paroles, elle a baissé sa tête d'un air découragé.
Le serviteur a dit, "Mais, non! Je ne peux pas vous laisser seule dans le montagne désert comme cela. Je vais rester ici et vous soigner. Moi et ma femme vous soignerons."
Puis, le serviteur a coupé des arbres, a construit une petite maison dont le toit était fait avec roseaux. Trois personnes vivaient dans Hibari-yama isolé. Les serviteurs ont coupé des arbres et ont cueilli des fleurs pour les vendre au pied du montagne. Ils ont gagné un peu d'argent pour l'élever.
"Ma pauvre princesse! Si vous étiez dans la ville, vous passeriez votre temps heureux. Votre belle-mère, Teruhinomaé est vraiment affreuse." Le serviteur et sa femme se sont regardés l'un l'autre avec les larmes aux yeux. La princesse Chûjô a dit, "Ne soyez pas tristes, s'il vous plaît. Grâce à vous, je peux exister paisiblement comme cela."
Princesse, Chûjô aussi a assemblé des bûches et a puisé du torrent malgré qu'elle était inaccoutumée à ces travaux. Et après, elle passait son temps calmement à lire le livre sacré du bouddhisme.
De l'autre côté, dans la capitale, le ministre, son père est revenu chez lui. Sa femme, Teruhinomaé lui a dit: "Mon cher, je pense que ta fille Chûjô est une femme dissolue. Elle folâtre toujours avec des hommes vils." Son père a reçu son rapport. Il est devenu désagréable. Il a dit, "Chasse-la! Tout de suite! Une femme dissolue n'est plus ma fille!" Teruhinomaé a dit dans son coeur, "Ça y est! J'ai gagné!"
Elle a continué de parler. "Mon cher! Je l'ai déjà fait abandonner dans la montagne par le serviteur. Le ministre, le père a dit, "Parfait! C'est bien. Je ne veux jamais voir son visage!" Le père s'est laissé tromper par les paroles de sa femme.
Quelques jours ont passé, le ministre, son père est allé à la chasse suivi de ses serviteurs. Quand il parcourait dans la montagne avec un arc à la main, il a trouvé une cabane. Il l'a regardée d'un air interrogatif de doute. Et à l'intérieur, il a aperçu une belle lisant un livre sacré du bouddhisme. "Oh! Tu es..., tu es...!" Son père a crié avec une surprise.
La princesse Chûjô a tourné sa tête avec étonnement. "Mon Dieu! Mon papa! ......" La princesse Chûjô brusquement s'est élancée dans les bras de son père.
Alors, son père a dit, "Fais, comme tu voudras! Comme la femme impudique! Tu n'es plus ma fille!" "Pourquoi?" elle lui a demandé. Son père lui a dit un rapport de Teruhinomaé, sa belle-mère.
"Hélas! Quel malheur! Ce n'est pas vrai!" La princesse Chûjô était au bord des larmes. Elle a commencé à pleurer.
Voilà le serviteur et sa femme qui revenaient de la montagne. Ils lui ont raconté des détails. Son père a dit, "Ah! Pardonne-moi, ma petite. Je vois." Son père l'a serrée dans ses bras.
Ainsi, la princesse Chûjô est rentrée chez elle à la capitale avec son père. Mais Elle n'a jamais voulu voir sa belle-mère, en même temps qu'elle a décidé de se faire bonzesse. "Je voudrais devenir l'élève de Bouddha et voir ma mère en mort." Son père s'est opposé à ce qu'elle a dit. Mais elle n'a pas changé sa décision. Puis, la princesse Chûjô est allée au temple Taima et elle est devenue bonne bonzesse. "Aidez-moi à le voir, guidez-moi au paradis, s'il vous plaît."
La nouvelle du retour de la et son père vint aux oreilles de Teruhinomaé. Elle a eu honte qu'elle ait tourmenté la princesse Chûjô et elle s'est suicidée en se jetant dans le puits.

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MessageSujet: Re: Contes et légendes   Ven 17 Fév - 16:36

Pendant trois ans, la princesse Chûjô a passé tout le temps en récitant des prières bouddhique avec zèle. Alors, une nuit, deux bonzesses sont arrivées chez elle. Elles lui dirent, "Assemblez tant de fils de lotus qu'on peut en entasser sur le dos de cent chevaux." La princesse Chûjô a assemblé beaucoup de lotus avec l'aide de son père.
Une soirée, encore, deux bonzesses arrivèrent chez elle. Elles ont commencé de filer des tiges de lotus. Elles ont porté les fils à la fontaine devant le temple et elles les y ont rincées.
A ce moment, les fils de lotus ont aussitôt diffusé une lumière éblouissante. Les fils de lotus avaient été teints de cinq couleurs et brillaient magnifiquement. Deux bonzesses les ont emportés dans le temple et après elles ont commencé à tisser quelque chose sur un métier.

A vue d'oeil, des fils en cinq couleurs se sont changés en un tissu très beau. C'était un tissu éclatant!
La lumière du matin entrait dans le temple. L'intérieur du temple est devenu clair. "Mon Dieu! Quelle surprise! Comme c'est joli!" La princesse Chûjô était vraiment émue.
Le tissu luisant que deux bonzesses y ont laissé. Le tissu existait nettement. Il luisait et miroitait au soleil du matin.
Elle trouva les fleurs de lotus blancs et rouges dans les motifs du tissu. Ils sont en pleine floraison. Et dans cet espace, deux célestes jouaient de la flûte en dansant dans les nuages blanches. Une céleste a donné son regard dans la direction de la princesse Chûjô. Elle l'a regardé avec un sourire.
"Oh, ma mère!" La princesse Chûjô l'a aperçue. Ensuite, elle n'avait rien à dire, parce qu'elle était touchée amplement. Elle admirait longtemps dans la lune ce tissu du lotus. La voix de bonzesses se fit entendre. "Cela, c'est le pays de Bouddha, le paradis Gokuraku que vous vouliez voir. Là, elle est là, votre mère. Vous pouvez voir votre mère dans le paradis, n'est-ce pas?" La princesse Chûjô a dit, "Merci, merci beaucoup de mon coeur." Puis, elle priait ses mains jointes, récitait des prières bouddhiques dans un recueillement.

Au midi, c'était un jour émaillé de fleurs printanières. La princesse Chûjô avait 28 ans. Elle attendait que les messagères viennent par le ciel. Par le ciel d'ouest teinté de violet, une lumière l'approchait, et elle lui est arrivée. Bosatsu (Bodhisattva) fut son apparition.
La princesse Chûjô monta vers le ciel en passant l'air embaumée, en traversant des chants de célestes.



C'est une histoire du 8ème siècle quand Nara était la capitale du Japon.
Le temple Taima garde "Mandara" de la princesse Chûjô. A l'heure actuelle, les gens visitent Taima pour l'admirer et prier devant une statue de la princesse Chûjô.
Le légende veut que "Taima Mandara" soit un tissu tissé de fils de lotus. Ce tissu est tissu que le peuple vénérait. C'est le symbole de la grâce, la gentillesse, et la miséricorde.
"Le conte de la princesse Chûjô" a été collectionné au 13ème siècle, l'époque Kamakura. Après 400 ans, à l'époque Muromachi et Momoyama (17ème siècle), ce conte a été récollectionné dans "Otogi Zôshi". "Otogi Zôshi" a le style "Nara Ehon": le livre d'images de Nara. Le conte de la princesse Chûjô et son "Mandara" influencent le champ de la littérature moderne et aussi l'art dramatique Nô, Kyôgen, Kabuki, et Bunraku. Zeami a composé une pièce de Nô, "Hibari-yama" dont la source était même que celui du conte de la princesse Chûjô.
Nara garde de nombreux vestiges d'un passé très riche.
Le temple Taima est aussi bien connu de la pivoine. Mai et juin, c'est la saison pleine de pivoines. Allons nous promener dans la rue beige et longer ses vieux murs blanchâtres en terre un peu croulant. Vous apercevez deux belles Sanjû-no-tô (pagodes à trois étages fondés au 8ème et au 9ème siècle) en flânant dans le jardin du temple Taima.
Le tissu original de Taima Mandara a été tissé en soie au 8ème siècle; on appelle des tissus en soie "Tsuzureori". Il a la forme carrée, 4 mètre sur 4. Il est abîmé et tombé en lambeaux. Maintenant, on peut voir la reproduction du tissu.
Quand j'était petite, ma mère me racontait cette histoire de la princesse Chûjô et du tissu de lotus sacré, comme une belle berceuse éthérée

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